Musée d’Angoulême
La totale rénovation du musée des Beaux-arts, désormais désigné plus simplement sous le nom de Musée d’Angoulême, a permis la mise en place d’une importante galerie de Préhistoire et de Protohistoire, la présentation de quelques sculptures antiques, et l’exposition des principaux objets de la fin du Xe siècle et du début du XIe issus des fouilles du castrum d’Andone.

- Le musée d’Angoulême après rénovation
- ©Patrick Blanchier
La comparaison des collections des deux musées est significative : celles du musée de la ville sont incomparablement plus riches pour la Préhistoire et la Protohistoire, d’autant plus qu’elles purent accueillir les produits des fouilles récentes, particulièrement riches et variés, y compris des dépôts de l’État, dont le célèbre casque d’Agris n’est que le plus prestigieux ; en revanche, les collections lapidaires de la Société sont bien plus importantes et variées que celles du musée de la ville ; enfin, en grande partie du fait du legs George, la Société possède une importante collection d’objets d’art : faïences d’Angoulême et d’ailleurs, émaux limousins médiévaux, de la Renaissance et des XVIIe et XVIIIe siècles, verreries, étains, ferronnerie, etc.
Dans le domaine de l’archéologie, la question s’est donc posée de la place du musée de la Société par rapport à celui de la ville, et le constat de la complémentarité des collections s’est imposé. Aussi, a-t-il été décidé de confier au musée de la ville un certain nombre de pièces majeures des collections (diverses pièces paléolithiques, des céramiques néolithiques, une sélection des bronzes du dépôt de Vénat, les deux statues gauloises de Jarnac, plusieurs statues gallo-romaines), et de fermer définitivement les galeries de Préhistoire du sous-sol. En revanche, les collections de céramiques et verreries gallo-romains et médiévaux, les objets d’arts, absents du musée de la ville, resteront présentées dans les salles du rez-de-chaussée. Quant aux galeries lapidaires, qui conservent toute leur raison d’être, elles demeureront également ouvertes au public. Tout au plus, le dépôt de quelques sculptures romanes est-il envisagé au profit du futur trésor de la cathédrale.
